Selon Hécatée d'Abdère, cité par Diodore de Sicile (Bibliothèque historique - Livre XL, 3), « Il se déclara anciennement en Egypte une maladie pestilentielle ; le peuple fit remonter à la divinité l'origine de ce fléau ; comme le pays était habité par de nombreux étrangers, ayant des mœurs et des cérémonies religieuses très différentes, il en résulta que le culte héréditaire était négligé. De cette année remonte, en effet, la découverte de la stèle de Mérenptah par l'anglais William M. Flinders Petrie dans la nécropole thébaine. Mais il n'en fut rien. — Livre du Juste (extrait). Maints travaux sur l'historicité de l'Exode ont été publiés. Depuis plusieurs décennies, l'exégèse biblique est confrontée à deux tendances majeures et contradictoires ; la perspective « maximaliste » et la perspective « minimaliste »[47]. J.-C.[64] Ces deux données, interprétées d'une manière littérale et dogmatique, fixent l'Exode au XVe siècle avant notre ère. Pour des critiques de cet ouvrage, lire : Entre autres, deux arguments (indirects) ont été invoqués en faveur de, Le règne d'Amenmes n'excède pas trois années. ». Il interprète la préservation de ce corps momifié comme l'un des signes de l’authenticité divine du Coran ; la sourate 10 professant qu'Allah a épargné la dépouille de Pharaon après la submersion de l'armée égyptienne[162] : « Il serait par conséquent tout à fait conforme au récit des Écritures saintes qui parlent seulement d'engloutissement dans la mer, que le pharaon ait été victime lors du retour du flot d'un traumatisme ayant occasionné des blessures en divers points du corps décrites plus haut parmi lesquelles la plaie pénétrante cranio-cérébrale. Il n'existe aujourd'hui aucune hypothèse qui ne se heurte pas à des incohérences ou à des impossibilités. Or, ce moment est celui où l'Égypte du pharaon Nékao II reprend pied dans le Levant durant quelques décennies et en faisant probablement du royaume de Juda l'un de ses États vassaux[184]. À l'orée du XXIe siècle, cette approche littéraliste et fondamentaliste des textes bibliques demeure très populaire auprès des exégètes du protestantisme évangélique[50]. Le terme Yhweh semble être une dénomination géographique, peut-être une montagne ou le nom du dieu adoré en ce lieu. En 1910, il est suivi par Arthur Weigall mais ses positions, plus fantasques du point de vue philologique (Aton = Adonaï) ont été très vite sujettes à caution[124]. Dans la pensée religieuse égyptienne, le non-égyptien est perçu comme un être impur et dangereux. Ascalon a été enlevée. De ce fait, il aurait donc dû avoir au moins 60 ans lors de son décès[110]. La Bible mentionne le peuple hébreu (עברי = ivri / ibri) une trentaine de fois. Dans sa version, Artapan ne donne pas le nom du pharaon de l'Exode. D'une manière pittoresque, l'armée de Pharaon est mise en déroute par Dieu après qu'Il eut mystérieusement immobilisé les roues des 600 chars qui la transportaient. D'après les livres de la Genèse et de l’Exode, le récit biblique connaît trois pharaons successifs. Face à ces deux peuples, c'est ainsi que les Israélites se présentent aux-mêmes. Ce même affrontement est dépeint en 1998 dans Le Prince d'Égypte, un long-métrage d'animation réalisé par les studios DreamWorks[151]. Les Pamphyliens observaient ce phénomène étrange du haut des montagnes, ils en furent stupéfaits et craignirent que la mer ne reviennent et n'engloutissent Alexandre et son armée. Or, il se trouve que Thoutmôsis III a cessé toute activité militaire dans sa 42e année de règne ; sans doute impressionné par la présence d'Israélites en armes stationnés aux portes de son royaume[105]. Traduction de Jean Yoyotte[88]. Sous Ramsès II, des Apirou participent au transport de pierres dans la région de Memphis tandis que sous Ramsès III, ils sont signalés comme étant offerts au temple d'Atoum d'Héliopolis et sous Ramsès IV comme œuvrant dans les carrières de pierres du Ouadi Hammamat[80]. On doit leur transmission à l'auteur juif Flavius Josèphe qui, dans son Contre Apion, se propose de prouver l'ancienneté de son peuple (Livre I, chapitres 15-16 et 26 à 31)[26]. Les Dix plaies d'Égypte, prélude au départ, font penser à un événement tellurique et climatique important ; peut-être l'éruption du volcan de l'île méditerranéenne de Santorin. Ces Hyksôs sont en effet considérés comme les ancêtres des Israélites par les auteurs anciens dont l'historiographe juif Flavius Josèphe. Traduction de Rolf Krauss[42]. Il leur prescrivit pour première loi de ne point adorer de dieux, de ne s'abstenir de la chair d'aucun des animaux que la loi divine rend le plus sacrés en Égypte, de les immoler tous, de les consommer et de ne s'unir qu'à des hommes liés par le même serment »[35]. Car les vents se mirent à souffler contre le courant jusqu'à ce qu'Alexandre et les siens eurent traversé. Il s'agit d'un hommage au pharaon Amenhotep Ier, qui après sa mort a été divinisé dans la région thébaine. Dans Moïse et le monothéisme, paru peu avant sa mort en 1939 mais en préparation dès 1934, il reprend en effet l'idée que Moïse n'est pas un Juif, mais un Égyptien de haut rang, peut-être un prêtre ou un prince, qui a apporté aux Hébreux leur religion monothéiste, dérivée du culte d'Aton[125],[126]. Par exemple, Yahvé est présenté devant Pharaon comme le « dieu des Hébreux » (Exode 7, v.16). Durant deux siècles, les montagnes de l'actuelle Cisjordanie situées au nord de Jérusalem ont été le cœur du royaume d'Israël. Les enfants d’Israël étaient sortis la main levée. J.-C.)[116]. En 1965, Judah B. Segal fait remarquer que le nombre 480 en tant que multiple de 40 semble être symbolique (12 x 40) ; ce dernier étant généralement utilisé pour indiquer la durée d'une génération[68],[69]. ». Or, il s'agit là de la transcription grecque de l'égyptien Rénénoutet, déesse à laquelle est dédié le mois de Pharmouthi - Pa en Rénénoutet[44]. D'un point de vue archéologique, les prospections établissent qu'effectivement les premiers Israélites sont apparus à partir de 1200 av. Le livre de l'Exode ne situe pas les événements qu'il rapporte dans le temps. Je pense plutôt qu'il est du nombre des menteurs" », « Et il en fut de même des gens de Pharaon, ainsi que de ceux qui avaient auparavant renié les signes de leur Seigneur et que Nous avons fait périr en punition de leurs péchés. Les pharaons Psammétique Ier et Nékao II ont pris pour modèle leurs prédécesseurs ramessides et ont conduit des grands travaux de construction dans l'est du Delta ; par exemple la construction de Saïs, leur capitale. Son postulat de base est que le personnage de Moïse a été inspirée par un personnage historique réel ; un prince égyptien qui n'aurait été qu'un modèle. Dans son usage biblique, le terme « hébreu » recouvre un champ sémantique comparable. Aussi, considérer cette momie comme un signe divin donné aux croyants est largement abusif. J.-C., est désormais largement rejetée par les égyptologues (tel K. A. Or, il est admis que Thoutmôsis III a régné 54 ans. La base du raisonnement est la mention de la construction de la ville de Pi-Ramsès par les Enfants d'Israël réduit en esclavage en Exode (1, v.11). Cette hypothèse soulève de nombreuses difficultés, notamment du fait que la majorité des égyptologues s'accordent plutôt à assigner cette année au précédant souverain[117],[118]. Les Hébreux se seraient constitués comme tels lorsque la parenthèse monothéiste (Culte d'Aton) qu'avait initiée le pharaon Akhenaton s'est refermée avec la mort de ce dernier. Gézer a été vaincue. J.-C.). Selon ce même auteur, une autre preuve indirecte est le fait que Thoutmôsis IV, fils et successeur d'Amenhotep II ne semble pas être son fils aîné. De plus, il s'agirait plutôt de la sédentarisation de bergers nomades d'origine cananéenne et non de l'installation d'une importante masse d'exilés venu depuis l'Égypte[89]. Selon la perspective « maximaliste », les sources égyptiennes et les découvertes archéologiques récentes rendent vraisemblable l'histoire du long séjour des Hébreux en Égypte de même que leur oppression et leur libération par un chef charismatique ; chef issu de ce peuple mais égyptianisé lors de ses jeunes années par un séjour à la cour de pharaon[n 3]. (Yunus 90-92 Versets) Pharaon, qui nie la prophétie de Moïse, est mort il y a plus de 3000 ans. Il accueille Joseph auprès de lui, en fait son ministre et installe les Hébreux dans la région de Gessen dans le nord-est de l'Égypte (Genèse 37-50). Le nuage de cendres volcaniques est mis en relation avec la colonne de nuée diurne et la colonne de feu nocturne qui guide les Hébreux en Exode 13, v.20-22. Dieu crée un passage dans la mer entre deux murs d'eau verticaux et sauve son peuple en le faisant ainsi traverser. J.-C. La période antérieure peut être considérée comme la protohistoire d'Israël[166]. Avant eux, en 1999, Daniel Block arrive à un total de 593 années[71],[72]. En effet, la momification des corps a été très largement pratiquée dans l'ancienne Égypte avant et après la mort de Mérenptah. Selon les tenants de l’hypothèse documentaire, dont Jean Astruc (1684-1766) et Julius Wellhausen (1844-1918), les cinq premiers livres de l'Ancien Testament, (Genèse, Exode, Lévitique, Nombres, Deutéronome), ont pour origine des documents provenant de quatre sources différentes : le document jahviste (source J), le document élohiste (source E), le document deutéronomiste (source D) et le document sacerdotal (source P pour prêtre). Topic Quel est le pharaon de l'exode? Thoutmôsis II est un pharaon très mal documenté. L'itinéraire de ce groupe de migrants ne peut plus être reconstitué avec précision. En outre, des similitudes existeraient aussi entre des éléments de rituels hébreux et égyptiens dont la kippa, les tefilins ou l'arche d'alliance[135]. syphax MP. Le bras gauche est arraché, le bras droit sectionné au coude et la jambe droite est amputée d'un coup de hache. Cette présence étrangère en Égypte s'est manifestée de plusieurs manières ; contrôle absolu du Delta oriental (XVe dynastie), chefferies vassales dans le reste de la Basse-Égypte (XVIe dynastie), collaborateurs égyptiens en Moyenne-Égypte, surveillance de la Haute-Égypte tenue par la dynastie thébaine par des garnisons sur des points stratégiques (Gebelein) et par un accord d'alliance conclu avec les Nubiens. La mention de la construction de Pi-Ramsès en Exode 1, v.11 qui argumente en faveur de la période ramesside est manifestement un anachronisme car le nom de cette ville est déjà utilisé en Genèse 47, v.11 lorsque Joseph, y installe son père et ses frères[93]. L'archéologie incite à plus de nuances. Le nom de Palmanothès est manifestement fictif. Une thèse qu'il réitère 21 ans plus tard, en 2016[91]. Les hypothèses appuyées sur l'un de ces points évoqués plus haut sont très généralement contredites par un autre de ces points. ». Cette tendance maximaliste connaît cependant une forte fracture entre les tenants de l'hypothèse « haute » et ceux de l'hypothèse « basse »[n 4]. Il s'agit peut-être d'une référence au troisième mois de la saison Akhet - Phaminoth dans le calendrier nilotique - issue de l'expression égyptienne Pa-en-Amenhotep, c'est-à-dire « le (mois) d'Amenhotep ». Durant plusieurs siècles, les pharaons du Nouvel Empire ont exploité la Syrie-Palestine en exigeant le paiements de tributs et en déportant des prisonniers. Le premier est le « Pharaon de l'Installation ». La documentation égyptienne a noirci à l'extrême cette présence sémitique[73] : « La colère divine souffla contre nous, et à l’improviste, de l’Orient, un peuple de race inconnue eut l’audace d’envahir notre pays, et sans difficulté ni combat s’en empara de vive force ; ils se saisirent des chefs, incendièrent sauvagement les villes, rasèrent les temples des dieux et traitèrent les indigènes avec la dernière cruauté, égorgeant les uns, emmenant comme esclaves les enfants et les femmes des autres ». Concernant la momie de Thoutmôsis III, en 1978, après radiographie, l'âge au décès a été estimé dans une fourchette compris entre 40 et 45 ans. Non sans précautions, cette possibilité est évoquée par les égyptologues français Claire Lalouette en 1985[139], Nicolas Grimal en 1988[140] et Christiane Desroches Noblecourt en 1996[141]. Selon une légende égyptienne rapportée par Hérodote, la pharaonne Nitocris se serait vengée du meurtre de son frère en noyant ses ennemis dans des flots d'eau au cours d'un banquet. (1979). Il est donc probable qu'un autre corps lui ait été substitué, ce qui se comprendrait s'il avait été impossible de donner une sépulture à son corps, disparu dans la mer Rouge. Dans le Conte des deux frères (XIXe dynastie), lorsque Anubis veut tuer son frère Bata, un berger destiné à devenir pharaon, Rê intervient et sépare les deux rivaux en faisant apparaître une grande étendue d'eau[202]. Cette distinction est importante. Comme l'a démontré Frédéric Servajean en 2014, à la suite de Manéthon, les historiens antiques ont considéré Mérenptah, le fils de Ramsès II, comme le pharaon de l'Exode. La sortie d'Égypte est l'événement constitutif de la foi d'Israël. Pour un aperçu des années 1950-2000, voir : S. Ahituv, « The Exodus - Survey of the theories of the last fifty years », Voir par exemple les ouvrages de John D. Currid (PhD, Oriental Institute, University of Chicago) dont, Pour un modeste aperçu de cet affrontement intellectuel voir la succession des sept articles parus dans le, Après 40 années d'errance dans le désert -, Une autre interprétation de la stèle place cette campagne plus tôt dans le règne, en l'an deux ; les populations s'étant révoltées après le décès de. Nos partenaires et nous-mêmes stockerons et/ou utiliserons des informations concernant votre appareil, par l’intermédiaire de cookies et de technologies similaires, afin d’afficher des annonces et des contenus personnalisés, de mesurer les audiences et les contenus, d’obtenir des informations sur les audiences et à des fins de développement de produit. Le nom de Thoutmôsis II est assez rarement associé à l'Exode biblique. En 2003, William H. Shea élabore une explication pour résoudre cette difficulté en avançant l'existence de deux pharaons homonymes. Pour autoriser Verizon Media et nos partenaires à traiter vos données personnelles, sélectionnez 'J'accepte' ou 'Gérer les paramètres' pour obtenir plus d’informations et pour gérer vos choix. Aussi, ce qualificatif « Hébreux » peut-il être donné à des groupes manifestement non israélites (1 Samuel 14, v. 21)[82]. Kitchen), pour qui il est plus raisonnable de la fixer à l'an 1425 av. Depuis l'installation des Hébreux en Égypte, ils n'ont cessé de prospérer et de se multiplier. Plus en avant, Flavius Josèphe attribue à ce pharaon Aménophis un règne long de 19 ans et 6 mois[29] ; en contradiction avec les données archéologiques qui donnent à Amenhotep III près de 38 années de règne. Dans toutes ces attestations, les Apirou ne sont pas tant une ethnie qu'une catégorie socioculturelle. Ces noms, apparemment personnels sont d'abord des noms de groupes sociaux et politiques. Une telle tradition historiographique a surtout pour but de justifier les droits d'occupation d'un peuple sur un territoire ; droits justifiés par l'ancienneté de l'occupation[175]. J.-C.) et la présence de nomades sémites - entre autres Hapirou et Shasou - en Canaan et en Basse-Égypte durant le Nouvel Empire[182]. Mort par noyade- tout savoir sur la noyade. 28. Le premier chapitre du Livre de l'Exode fait mention d'un deuxième souverain ; le « Pharaon de l'Oppression ». J.-C. ; soit en plein dans l'exil babylonien des Juifs. Ils ne sont pas le reflet d'une vérité historique mais sont l'assemblage de plusieurs souvenirs traumatiques de l'Histoire pharaonique transposés sur la personne de Moïse. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Par des études anthropologiques, aux XIXe et XXe siècles, les peuples du Moyen-Orient ont démontré leur capacité d'assurer une transition rapide entre l'élevage nomade et l'agriculture sédentaire, et vice versa, selon leur intérêt immédiat[171]. À la fin du XIXe siècle, la redécouverte de sa réforme monothéiste - l'Atonisme - a conduit des universitaires à penser que ce pharaon a entrepris une action religieuse très similaire à celle menée par Moïse. En 2007, ce dernier fait sienne une remarque de Charles F. Pfeiffer[55] pour qui si les preuves de l'historicité du récit de l'Exode sont probantes, ces preuves ne sont pas concluantes quant à une date spécifique[56]. En effet, dans les listes royales cet Amenôphis est dit être le fils du pharaon Ramessès Miamoun en qui on ne peut voir que Ramsès II du fait de l'indication des 66 ans de règne (frag. Depuis le nord-est égyptien, il est sans doute entré en Cisjordanie en faisant un détour par la Transjordanie ; le littoral et le sud-ouest cananéen étant fermement contrôlé par les forces militaires pharaoniques. The Tribes of Yahweh: A Sociology of the Religion of Liberated Israel, 1250-1050 B.C.E. Il se peut que l'histoire de l'Exode ait été mise par écrit pour la première sous le roi Josias (639 à 609 av. Pharaon islam nom. Un exode massif de plusieurs centaines de milliers de personnes semble invraisemblable. — Passage de la mer Rouge, extraits du chap. Mais il lui arriva un incident inattendu, extraordinaire et même divin : comme il s'apprêtait à embarquer, la mer se retira, l'eau recula et les bateaux furent échoués. Après bien des hésitations, Moïse se présente devant le nouveau Pharaon pour le persuader de laisser les Hébreux quitter l’Égypte (Exode, 3-4). Ce fait montre que les auteurs juifs ont voulu se placer sur le plan mythique et non pas historique[194]. En -1207, le Pharaon Méremptah, le fils de Ramsès II, fait graver une stèle pour commémorer sa victoire militaire sur les villes de Canaan : c'est la stèle dite « de Mérenptah ». En 2014, le film Exodus: Gods and Kings réalisé par Ridley Scott pérennise à son tour ce mythe moderne et l'on voit l'acteur Joel Edgerton jouer le rôle du pharaon Ramsès contre le prophète incarné par Christian Bale[153]. Après un sacrifice humain, l'impénétrable marécage du Sudd s'ouvre devant le roi africain Nyikang dans sa migration vers un nouveau royaume (légende du peuple Shilluk)[201]. Chacune de ces quatre sources avait sa visée et sa structure propres. Contrairement aux autres pharaons de la période dont on a retrouvé les corps, et dont le culte funéraire a été assuré par la suite, le cas d'Amenmes pourrait ainsi correspondre à l'interprétation de l'Exode qui voudrait que « Pharaon » ait péri englouti dans les eaux de la mer Rouge avec son armée. La durée de son règne n'est pas connue avec certitude ; d'après les recherches les plus récentes, sans doute quelque trois années. La tradition juive n'est cependant pas unanime sur la question de cette noyade. C'est ce qu'on fit sur-le-champ »[36]. Sans doute s'agit-il, consciemment ou non, de donner à Moïse un adversaire prestigieux et ainsi renforcer auprès du grand public sa stature prophétique[148]. Ils seraient les descendants des habitants de la ville d'Akhetaton, restés fidèles au dieu unique et qui, de ce fait, ont été contraints à l'exil après la réhabilitation du culte d'Amon à Thèbes. Côté égyptien, il n'y a que la stèle de Mérenptah qui fasse mention du peuple d'Israël. Cliquez sur une vignette pour l’agrandir. Vous pouvez modifier vos choix à tout moment dans vos paramètres de vie privée. Cette date est à peu près corroborée par une autre indication. Yénoam est comme si elle n'avait pas existé. Au XXe siècle, parmi les principaux défendeurs de cette période figurent successivement l'américain William F. Albright[51], l'anglais Kenneth A. Cette absence de sources d'origine égyptienne rend donc assez complexes les discussions sur l'identité du pharaon de l'Exode[46]. Dans l'un des contes du Papyrus Westcar (Moyen Empire), lorsqu'une concubine du pharaon Snéfrou fait tomber une pendeloque dans un lac, un magicien pose une moitié des eaux sur l'autre moitié afin de pouvoir aller à pied sec chercher le bijou et le rendre à sa propriétaire. Dans l’Histoire des Impurs rapportée par Flavius Josèphe (Ægyptiaca, fragment 54), Moïse-Osarseph est le contemporain du pharaon Amenôphis. Jéhova envoya un ange qui le retira du milieu des Égyptiens flottants dans l'eau, et le jeta sur la terre de Ninive. Kitchen, place lui, la sortie hors d'Égypte dans les trente premières années de règne, quelque temps après l'an 15[145]. Ce fait est connu des scientifiques et biblistes du XIXe siècle. Pharaon approchait. Cinq occurrences se rencontrent dans le récit de Joseph et treize dans celui de l'Exode[77]. De toute évidence, les rédacteurs ont puisé dans des traditions orales ou écrites plus anciennes ; peut-être à partir de vague souvenirs d'une émigration en Égypte depuis Canaan, suivie d'une expulsion du delta lors du deuxième millénaire avant notre ère[58]. 6, v.1), soit une différence de 40 années[65]. Au Ier siècle, en s'appuyant sur l'historien égyptien Manéthon de Sebennytos, l'historiographe juif Flavius Josèphe considère les Hyksôs comme les ancêtres de son peuple[75] : « [Pharaon] conclut un traité d’après lequel ils devaient quitter l’Égypte et s’en aller tous sains et saufs où ils voudraient. Il est plausible de penser qu'Hatchepsout soit la fille de pharaon qui a sauvé Moïse en le recueillant auprès d'elle. Vandersleyen prend aussi en compte les indications chiffrées données par le texte biblique, soit quelque 594 années avant le roi Salomon, ce qui place la sortie des Hébreux au minimum vers 1400 av. J.-C.[144] En 1982, un autre spécialiste de la période, l'historien anglais Kenneth A. 52)[96]. Ainsi, par exemple, le fait de placer l'Exode à l'époque ramesside bute sur le fait que la longue succession de 400 ans d'événements décrite par le Livre des Juges, avant le règne de Saül et de Davidest alors réduite à une période beaucoup trop courte pour que l'hypothèse puisse être a… Le grand récit de l'Exode marque géographiquement la séparation d'Israël avec l'Égypte, ses pratiques polythéistes et son culte des images. (4) au milieu de la mer, les soldats égyptiens (Pharaon inclus) sont jetés de leurs chars quand les eaux reviennent à leur place, (5) toute l'armée est noyée dans les eaux, la chute brutale du nombre de jarres à vins scellées aux alentours de 1290, le traité avec les Hittites (qui date de la. J.-C., à peu près vers la mi-mars, ce qui coïncide bien avec les indications bibliques (Exode 12-14) qui fixent le passage de la mer durant le mois de Nissan (mars-avril dans le calendrier julien)[109]. Hâmân, allume-moi du feu sur l'argile puis construis-moi une tour peut-être alors monterai-je jusqu'au Dieu de Moïse [Moussa]. La Maison de Joseph est liée à la région de Sichem et apparaît dans le Livre d'Amos (5, v.6-15 et 6, v.6) comme le symbole du royaume de Samarie[177]. Il prit six cents chars d’élite, et tous les chars de l’Égypte ; il y avait sur tous des combattants. Il est celui qui ordonne l'asservissement des enfants d'Israël en Égypte. Il est celui qui accepte Dieu et qui fait passer son peuple de l'oppression à la liberté, de l'arbitraire à la justice. La cérémonie du couronnement est l'une des parties les plus importantes de sa vie : ce n'est pas tous les jours qu'on devient Pharaon ! Il s'agirait d'une fiction forgée par les Jahvistes sous la domination perse. Cette haine est cependant réciproque et plusieurs auteurs, Égyptiens pour la plupart, ont mené une contre-offensive littéraire contre les Juifs. Celle-ci eut amené une mort extrêmement rapide, le corps ayant été englouti immédiatement avant ou après la mort. Il s'agirait pour les rédacteurs du Livre des Rois de placer la construction du temple de Salomon au cœur de l'histoire des Israélites, entre l'Exode et le retour de l'Exil babylonien[67]. Elle fait état d'un peuple, Israël vaincu en même temps que les autres peuples de Canaan : « Canaan a été razziée de la pire manière. J.-C.[114],[115]. Les citations sont le plus souvent déformées et contradictoires entre elles mais la vie de Moïse est située, selon divers fragments, sous la XVIIIe dynastie[22]. J.-C., soit durant la domination de l'Assyrie sur le Proche-Orient ancien. Dans les lettres d'Amarna, datant de l'époque d'Amenhotep III et de son fils Akhenaton, de nombreuses cités de Canaan demandent de l'aide à l'Égypte pour résister à leurs attaques. Les fragments 50 et 54 livrent une version où les XVIIIe et XIXe dynasties sont fusionnées. À l'instar de ses deux prédécesseurs, son nom n'est pas révélé par le texte. D'après un ouvrage publié en l'an 2000 par les frères Messod et Roger Sabbah, la Bible renfermerait un message caché qu'ils ont réussi à décrypter[132]. Il n'y a pas lieu ici d'en faire le catalogue complet[n 2]. Plus de 60 articles sur la noyade en France. », « Alexandre voulu passer par la mer de Pamphylie. En fin de compte, l'engloutissement de la charrerie de Pharaon dans la mer Rouge est le retournement de l'un des motifs favoris de la propagande pharaonique, celui qui fait voir Pharaon debout sur son char et terrassant seul contre tous une armée entière[204]. Il leur prescrivit pour première loi de ne point adorer de dieux, de ne s'abstenir de la chair d'aucun des animaux que la loi divine rend le plus sacrés en Égypte, de les immoler tous, de les consommer et de ne s'unir qu'à des hommes liés par le même serment », « Il se déclara anciennement en Egypte une maladie pestilentielle ; le peuple fit remonter à la divinité l'origine de ce fléau ; comme le pays était habité par de nombreux étrangers, ayant des mœurs et des cérémonies religieuses très différentes, il en résulta que le culte héréditaire était négligé. Les Égyptiens les poursuivirent ; et tous les chevaux de Pharaon, ses chars et ses cavaliers, entrèrent après eux au milieu de la mer. Une série de passages bibliques suggère que le Pharaon de l'Exode meurt noyé dans les eaux dans sa poursuite des Hébreux. Le conducteur est mort noyé. L'archéologie a démontré que l'antique Pi-Ramsès est à situer près de l'actuelle de Qantir dans le Delta du Nil, non loin de l'ancienne Avaris des Hyksôs. Dans ce deux derniers personnages, il est respectivement possible de discerner le souverain Amenhotep III et son scribe-architecte Amenhotep fils de Hapou. Aucun hypogée de la vallée des Rois n'est inscrit à son nom, bien que la tombe KV42 soit la plus probable.